Published on Jan 12, 2016

Thomas réclame une explication à propos de la présence des collèges en Arabie saoudite

(TORONTO) – À mesure que les faits récents jettent une lumière nouvelle sur la présence douteuse du Collège Algonquin en Arabie saoudite, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, cherche des réponses auprès du ministre de la Formation, des Collèges et Universités, Reza Moridi.

« Chaque jour qui passe nous apporte plus de révélations troublantes à propos des relations d’affaires du Collège Algonquin en Arabie saoudite.  J’ai écrit à la première ministre Kathleen Wynne à ce sujet pour la première fois il y a 10 mois.  J’attends toujours une réponse.  En fait, le gouvernement provincial n’a jamais prononcé un mot à propos de ses affaires collégiales en Arabie saoudite.

« Sans doute, les libéraux se croisent les doigts pour que tout se calmerait peu à peu et qu'ils puissent simplement continuer à gérer les collèges communautaires comme avant.  Mais avec leurs cousins fédéraux qui décident de vendre des armes à feu à un régime qui décapite son opposition, la question inconvenante de faire des affaires avec l'Arabie saoudite ne va pas disparaître. »

Jack Wilson, vice-président de la section locale 415 du SEFPO et professeur au Collège Algonquin, a noté que le conglomérat international Pearson TQ avait déjà laissé tomber trois campus pour des raisons financières.  « On se demande pourquoi un établissement public pense qu'il peut fonctionner correctement, alors qu’une organisation à but lucratif peut voir la réalité telle qu’elle est. »

Thomas a dit qu'il est grand temps que le gouvernement rompe son silence. « Il semble que Algonquin a échoué dans sa diligence raisonnable.  Et les membres du personnel du ministère ?  Ont-ils posé des questions pertinentes ?  Ont-ils informé le ministre des affaires collégiales en Arabie saoudite ?  Qui a donné le feu vert ?

« Le ministre Moridi, que fera-il ?  Dira-t-il aux collèges Algonquin et Niagara de fermer leurs portes en Arabie saoudite ?  Les libéraux cesseront-ils d’obliger les collèges de l'Ontario d’aller chercher des sources de revenu à l’étranger ?  Ou financeront-ils adéquatement les collèges pour qu'ils puissent se concentrer sur la qualité de l'éducation postsecondaire qui apportera de bons emplois et de la prospérité à la province ?

« Combien d'exécutions de masse faut-il avoir pour ramener notre personnel enseignant aux collèges de l’Ontario ?

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Renseignements :

Jack Wilson
613-727-4723, poste 7716