Published on Sep 13, 2016

Qu’est-ce que Collèges Ontario cache à propos de l'offre de McDonald ?

Toronto –  De nouvelles questions ont été soulevées par le Syndicat de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) à propos de l'entente conclue entre Collèges Ontario et McDonald alors que Collèges Ontario a refusé de divulguer plus de renseignements.

RM Kennedy, président de l’Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des collèges, a demandé des détails sur l'entente conclue par Collèges Ontario, mais n'a reçu aucune réponse.

« Cet accord est basé sur une demande surprenante que la formation fournie par McDonald est équivalente à la première année d'un diplôme d'études collégiales, » a noté Kennedy.  « Nous demandons simplement à Collèges Ontario de nous montrer comment cette évaluation a été faite.

« Les collèges ont déjà établi un système de l'attribution des crédits aux étudiants pour l'expérience précédente. Dans le cadre de l'évaluation des connaissances acquises, le personnel scolaire examine le travail et l'expérience d'un étudiant pour déterminer les crédits qu'ils méritent.  L'accord supprimera la contribution du personnel scolaire et laissera à une entreprise privée de prendre la décision, sans transparence ni surveillance. Nous ne savons pas ce que McDonald enseigne dans leur programme, ou si les instructeurs sont des experts dans les domaines.  Les employeurs éventuels de ces étudiants ont le droit de savoir si un apprentissage significatif a, en fait, eu lieu. »

Au cours des dernières semaines, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a parlé à plusieurs reprises de l'impact négatif de cet accord sur la valeur des diplômes des étudiants.  Il a souligné que cette dernière manœuvre fait partie d'une tendance inquiétante du gouvernement de l'Ontario de tout garder en secret.

« Le syndicat a été clair à propos des préoccupations pour les étudiants qui vont payer le prix de cette manipulation.  Les diplômes ne seront pas appréciés par leurs employeurs éventuels et ils ne répondront plus aux besoins du monde des affaires et de nos collectivités, » a déclaré Thomas.  « Quand nous regardons de plus près, ce qui commence à vraiment m’inquiéter, c’est le refus de divulguer des renseignements sur cet accord au grand public.  C’est un autre exemple des ententes négociées en secret dans des réunions à huis clos, derrière le dos des Ontariens et Ontariennes.

« Si Collèges Ontario et le gouvernement libéral estiment que cet accord est bénéfique pour les Ontariens et Ontariennes, pourquoi ils ne veulent pas divulguer plus de renseignements au grand public ? »
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Renseignements : Craig Ashbourne, agent intérimaire des communications, SEFPO, 226-821-1725