Published on Apr 03, 2017

Pourquoi la province célèbre-t-elle le cinquantenaire du réseau des collèges en oubliant qu’ils sont publics? demande le SEFPO

Toronto – En raison des mots employés par la ministre pour désigner les collèges, le syndicat, qui représente le personnel scolaire et le personnel de soutien des 24 collèges d'arts appliqués et de technologie de l’Ontario, s’inquiète des intentions du gouvernement pour les collèges.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario s’inquiète en effet de l'annonce récente de la ministre dont les mots choisis pour désigner les collèges pourraient indiquer une évolution préoccupante vers l'abandon de l'éducation publique.

« Depuis un certain nombre d'années, nous avons remarqué une évolution au fur et à mesure que les fonds publics ont diminué et que les collèges ont été poussés vers la privatisation », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « L'année dernière, par exemple, nous avons vu des partenariats privés, à l’instar du partenariat avec McDonald's qui force les collèges à reconnaître qu’une formation en entreprise est équivalente à un enseignement public. »

« Aujourd’hui, alors que nous devrions célébrer le rôle primordial que les collèges publics ont joué dans la réussite économique de notre province, la ministre nous parle simplement de “collèges financés par les fonds publics”. Si le gouvernement s’efforce de cacher le fait que nos collèges sont des institutions publiques, c'est certainement parce qu’il a l'intention d'intensifier les efforts visant à les privatiser complètement. »

Le personnel de soutien et le personnel scolaire ont également fait part de leurs inquiétudes en raison du langage choisi, mais également de l’annonce qui confirme la tendance à faire des investissements ponctuels en fonds d’immobilisations plutôt que les investissements en fonds d’exploitation qui sont nécessaires à la réussite des étudiants.

« On nous annonce un nouvel investissement en fonds d’immobilisations, mais année après année, nos collèges connaissent un déclin inexorable du financement dont ils ont besoin pour fonctionner », a déclaré RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges du SEFPO. « Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en Ontario, le financement gouvernemental alloué pour chaque étudiant au collège est le plus faible de toutes les provinces. Ce n'est certainement pas la bonne manière de célébrer un système qui a tant donné à notre province. »

« On nous dit qu'il n'y a pas d'argent pour le personnel de première ligne, mais en cette période pré-électorale, on remarque qu’il y a soudainement des fonds disponibles qui permettent à des politiciens d’annoncer des investissements commémoratifs lors de cérémonies protocolaires », a souligné Janice Hagan, la présidente de la Division du personnel de soutien des collèges du SEFPO. Il est temps de mettre fin à la séance de photos et de commencer à se pencher sérieusement sur le financement des ressources de première ligne dont les étudiants ont besoin. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; RM Kennedy, 416-346-8382; Janice Hagan 416-540-9642