Published on Nov 09, 2017

Les présidents des collèges doivent sortir des sentiers dangereux, selon le président du SEFPO

Toronto – Les présidents des 24 collèges de l’Ontario qui prolongent la grève de quelque 12 000 membres du personnel scolaire des collèges doivent « sortir des sentiers dangereux dans lesquels ils s’embourbent » et commencer à songer au bien-être des étudiants et de leurs professeurs, a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

« Toute personne sensée qui observe ce qui se passe avec la grève du personnel scolaire en ce moment voit bien qui est raisonnable et qui ne l’est pas », a encore dit Warren (Smokey) Thomas.

« Le personnel scolaire des collèges se bat pour leur sécurité d’emploi et l’équité salariale du personnel scolaire à contrat, ainsi que pour des emplois à temps plein. Les présidents des collèges veulent augmenter le nombre de travailleurs précaires et se dérober à leurs obligations en matière d’équité salariale. »

« Le personnel scolaire estime que les professeurs et les étudiants devraient participer aux décisions qui concerne la prestation des programmes et des cours; les présidents des collèges veulent tout contrôler, de façon à pouvoir faire des économies dans les classes et à se remplir les poches avec des augmentations salariales à deux chiffres. »

« L’approche équilibrée du personnel scolaire contribue à la stabilité des emplois et à la qualité de l’éducation; l’approche de la terre brûlée des présidents sapera le moral des troupes pendant de nombreuses années. Et ce sont le personnel scolaire et les étudiants qui en paieront le prix. »

Monsieur Thomas estime que les présidents des collèges, représentés par le Conseil des employeurs des collèges, poursuivent une stratégie de main-d'œuvre à bon marché depuis des décennies.

« De nos jours, le travail précaire ne peut faire partie du modèle d'entreprise de personne », a déclaré Monsieur Thomas. « Mais ce que nous observons dans les collèges, c'est une dépendance de plus en plus forte vis-à-vis du personnel scolaire à contrat et une vive résistance à permettre au personnel scolaire à contrat de se faire entendre en se syndiquant. »

« Au cours des dix dernières années, les collèges ont dépensé des millions de dollars publics sur des avocats anti-syndicat dans le but de faire échouer les campagnes de syndicalisation et de garder le personnel scolaire à contrat dans un état d’infériorité », a-t-il encore dit. « Le message du projet de loi 148, ou Loi de 2017 pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois, est que ce type de raisonnement dépassé n’a plus sa place dans le courant dominant de la société ontarienne. »

« Les présidents des collèges devraient retourner à la table de négociation et mettre fin à cette grève dès maintenant, avant qu’ils ne causent encore plus de dommages dans le réseau collégial dont dépendent les étudiants et notre économie. »

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Pour plus d'information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931