Published on Sep 26, 2016

Le SEFPO demande à la Ministre de dévoiler l'accord entre McDonald’s et les collèges

Toronto – Le public mérite de connaître les détails d’une récente entente négociée dans les coulisses entre McDonald’s et Collèges Ontario, a dit le syndicat qui représente le personnel scolaire des collèges.

Dans une lettre (en anglais) adressée à Deb Matthews, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) a exigé une plus grande transparence autour de cette entente, qui permettrait aux étudiants de se mériter des crédits d’études collégiales pour certains cours du programme de formation de la société McDonald’s.

« Le personnel scolaire craint pour le succès des étudiants qui arrivent dans les collèges suite à ce programme », a déclaré RM Kennedy, le président de la Division du personnel scolaire des collèges du syndicat. « Cette nouvelle manigance court-circuite le système en place pour reconnaître le travail et l’expérience de vie des étudiants. Le processus d’évaluation et de reconnaissance des acquis courant est conçu pour évaluer les crédits auxquels se qualifie un étudiant et ceux dont il a encore besoin, compte tenu de sa situation personnelle, afin qu’il soit en mesure de réussir.

« Par contre, ce nouveau stratagème risque d’entraîner l’échec des étudiants vu que le personnel scolaire n’a aucune idée de la façon dont le programme de formation de McDonald’s couvre les sujets que les étudiants apprennent en première année ou des connaissances que les élèves risquent de ne pas encore avoir acquises. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a parlé du danger à long terme pour le secteur des entreprises de la province de sacrifier l’éducation générale offerte par les collèges publics au profit d’une formation spécifique à McDonald’s.

« Dans des ententes comme celle-ci, nous échangeons les compétences dont ont besoin les élèves pour réussir dans la nouvelle économie contre des tactiques permettant de fonctionner à l'intérieur d'une entreprise spécifique », a dit Monsieur Thomas. « En le faisant, nous manquons à nos engagements envers la génération d’apprenants suivante et envers le monde des affaires qui aura besoin d’eux dans les années à venir. »

Dans la lettre adressée à Madame Matthews, Messieurs Thomas et Kennedy ont demandé plus de transparence en ce qui concerne cette entente, une entente que la Ministre a déjà publiquement appuyé, afin que le public sache de quoi exactement il retourne.

« Le public a le droit d’être mis au courant des promesses qui ont été faites et des montants d’argent précis qui ont changé de mains », ont-ils écrit. « Ces questions, entre autres, resteront sans réponse en attendant que l'entente soit publiée. »

Pour plus d’information : Craig Ashbourne, agent des communications intérimaire, SEFPO, 226-821-1725