Published on Dec 08, 2016

Le Collège Niagara risque de se faire censurer à propos de ses campus en Arabie saoudite

Toronto – Cette semaine, dans une lettre adressée au président du Collège Niagara, l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU) affirme que le collège sera censuré s'il ne règle pas les préoccupations à propos de ses campus en Arabie saoudite.

La censure est la sanction la plus grave qui peut être appliquée par l'ACPPU et elle n'a pas été utilisée depuis 2006.  L'imposition de cette mesure signifierait qu'on demanderait aux professeurs canadiens de ne pas accepter de postes au Collège Niagara, de ne pas parler ou participer à des conférences tenues au collège, et de ne pas accepter tout honneur ou distinction du collège.

Le collège ne devrait pas prendre la menace de censure à la légère, dit le président de la Division du personnel scolaire des collèges qui fait partie du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO).

« Cela menace la réputation du Collège Niagara, tant au pays qu'à l'étranger, » a déclaré RM Kennedy.  « Dans ces campus, le Collège Niagara soutient le genre de ségrégation forcée qui a été rejetée dans le monde entier.  La séparation des personnes fondée sur la pensée discriminatoire est tout simplement inacceptable.

« Quand l'administration reconnaîtra-t-elle que ce type d'engagement ne fait rien pour aider les citoyens en Arabie saoudite et appuie simplement le système discriminatoire en vigueur dans ce pays ? » a ajouté Kennedy.

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a soutenu que l'argent public des Ontariennes et des Ontariens ne devrait pas financer un système qui est tellement en contradiction avec les valeurs de l'Ontario.

« C'est ridicule – les femmes ne peuvent même pas assister à des cours sans la permission d'un tuteur homme, » a déclaré Thomas.  « Il s'agit d'un régime qui ne reflète pas les principes fondamentaux à quoi nous croyons, et nos collèges financés par les deniers publics ne devraient pas le soutenir.

« Les Ontariens et Ontariennes ont investi au fil des ans pour mettre sur pied un système collégial dont nous pouvons être fiers, l'un avec une réputation pour la liberté de la pensée, l'excellence de l'éducation et l'égalité de l'accès.  Pourquoi est-ce que nous sapons tout cela par des entreprises comme celle-ci ? »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931