Published on Sep 12, 2017

Le moment est venu: Bulletin de négociation - Numéro 7

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Le 14 septembre : Le moment est venu

Le personnel scolaire des collèges réclame un meilleur réseau collégial – un vote massif pour la grève nous permettra de l’obtenir   

Cinquante ans après sa création, le réseau des collèges de l’Ontario est brisé. Il est sous-financé. Il est injuste. Et en dépit des efforts des membres du personnel scolaire qui travaillent chaque jour pour en maintenir le bon fonctionnement, il n’est pas en mesure de fournir l’éducation de qualité que méritent nos étudiants.

Et maintenant, cette semaine, la campagne du personnel scolaire des collèges pour réparer ce système brisé entre dans une nouvelle phase.

En ce jeudi 14 septembre, les membres du personnel scolaire des 24 collèges de l’Ontario membres du SEFPO participeront au vote de grève le plus important qu’ait connu la présente génération. L’arithmétique du vote est simple : chaque membre du personnel scolaire qui vote OUI donne à l’équipe un peu plus de pouvoir pour négocier la meilleure offre possible.

C’est un peu plus de pouvoir pour négocier un système de gouvernance collégiale qui permette au personnel scolaire de participer aux décisions pédagogiques.

C’est un peu plus de pouvoir pour négocier des salaires équitables et un traitement juste pour le personnel scolaire à contrat qui fait le même travail que le personnel scolaire à temps plein, mais à une fraction du salaire.

C’est un peu plus de pouvoir pour négocier toutes les questions que le personnel scolaire des collèges a identifié dans le processus d'établissement des revendications. Ce sont des questions que nous avons à cœur, des questions comme la liberté académique, nos droits de propriété intellectuelle, des charges de travail raisonnables pour les bibliothécaires; l’affichage et l’attribution des postes du personnel scolaire à temps plein; et un libellé efficace pour mettre fin à la privatisation des emplois du personnel scolaire.

Ce ne sont pas tous les enjeux pour lesquels nous négocions, mais quelle que soit votre priorité, la seule façon d’avancer est de montrer que nous sommes sérieux. Et ce n’est qu’avec un vote de grève massif que nous y parviendrons.

Dites non aux concessions

Nous  n’avons pas seulement besoin d’un solide mandat de grève pour avancer sur nos enjeux, nous avons aussi besoin de repousser les revendications de concessions de l’employeur.

En ce moment, 81 pour cent de l’enseignement dans les collèges est donné par des professeurs à contrat. Ce chiffre a augmenté de plus de 10 pour cent depuis notre dernière ronde de négociations, et une des raisons principales de cette augmentation est le gel de l’article 2 de la convention collective, qui traite de l'affichage et de la dotation des postes. Si l’employeur parvient à ses fins, ce gel se poursuivra dans le contrat à venir. Et si cela arrive, à quel pourcentage peut-on s’attendre de voir l’enseignement donné par des contractuels d’ici notre prochaine ronde de négociations? Quatre-vingt-cinq pour cent? Quatre-vingt-dix? Plus?

L’employeur a été clair à la table, il pourrait réduire le personnel scolaire à temps plein encore davantage et continuer malgré tout de faire tourner les collèges. Il faut l’arrêter. Il est impossible d’avoir un effectif stable de cette façon, sans compter que la pente sur laquelle se dirige l’employeur en réduisant le nombre de postes à temps plein pourrait mener à des effets catastrophiques pour notre régime de retraite.

Votez OUI!

Un solide mandat de grève ne se traduit pas forcément par une grève. Au contraire, un solide mandat de grève encourage généralement les employeurs à négocier. Et c’est exactement ce que nous voulons faire. Notre objectif primordial tout au long de cette ronde de négociations a été d’amener les collèges à négocier, et c’est ce que nous continuerons de faire.

De toute évidence, nous ne négocions pas pour tomber en grève; nous négocions pour obtenir un contrat. Mais le personnel scolaire ne peut pas accepter un contrat comme celui que les collèges essaient de nous faire avaler en ce moment. Nous pouvons seulement accepter un contrat qui reconnaisse le rôle que joue le personnel scolaire dans la réussite de l’étudiant. Nous pouvons seulement accepter un contrat qui reconnaisse que l’époque de l’exploitation du personnel à contrat est révolue. À ce stade, rien ne peut davantage nous aider à obtenir le contrat équitable dont nous avons besoin qu’un solide mandat de grève.

L'avenir nous appelle

Cette ronde de négociation du personnel scolaire des collèges a lieu à un moment historique, pour deux raisons principales.

Tout d’abord, les collèges ont évolué au point que chacun se trouve dans une sorte de partenariat stratégique avec une université; en fait, de nombreux collèges confèrent des grades universitaires. Pourtant, les administrateurs de nos collèges ne prennent pas du tout conscience du besoin académique de moderniser la gouvernance pour refléter ces changements.

Deuxièmement, le monde du travail a lui aussi changé. Le travail à contrat sous-payé et précaire est endémique, mais nulle part autant que dans les collèges. Les travailleurs d’aujourd’hui exigent toutefois quelque chose de mieux. Ils refusent d’accepter que, quel que soit le nombre d’heures travaillées, leur revenu ne suffira jamais à leur permettre de vivre décemment, d’élever une famille s’ils le souhaitent ou de prendre une retraite avec dignité. À tout le moins, le gouvernement de l’Ontario a répondu à l’indignation croissante des travailleurs en proposant d’améliorer les lois du travail et les normes d’emploi. Pourtant, les administrateurs des collèges font la sourde oreille. Depuis trop  longtemps, leur stratégie du milieu de travail est une stratégie de main-d'œuvre à bon marché; ils ne semblent pas être capables de modifier leur mode de pensée. Aucun modèle opérationnel au monde ne peut offrir une expérience de qualité lorsque 81 pour cent des travailleurs arrivent à peine à joindre les deux bouts.

Il ne fait aucun doute que nos collèges doivent offrir une éducation de pointe à la main-d'œuvre de demain. Il ne fait aucun doute que nos collèges doivent être des milieux de travail où tous les membres du personnel scolaire et tous les travailleurs ont des emplois sur lesquels ils peuvent compter afin qu’ils puissent se concentrer sur la prestation de cette éducation.

Le seul obstacle à l'amélioration du réseau collégial auquel nous aspirons tous et toutes est l’intransigeance de ses administrateurs  qui ne peuvent voir plus loin que le bout de leur nez. L’avenir nous appelle; faisons en sorte qu’ils l’entendent.

Le 14 septembre, votez Oui.

Heures et endroits du vote

Vous trouverez les heures et les endroits du vote de grève 2017 du SEFPO pour le personnel scolaire des collèges en ligne.

Plus de détails

Pour en apprendre plus sur les enjeux de cette ronde de négociations, visitez notre site Web à l’adresse http://www.personnelscolairedescolleges.org/. Une nouvelle présentation vidéo de la présidente de l’équipe de négociation du personnel scolaire des collèges vient d’être téléchargée sur le site. Regardez-la!