Published on Sep 22, 2017

L’équipe syndicale demande un rapport « no board » : Numéro 9

Numéro 9

L’équipe syndicale demande un rapport « no board » 

L’employeur refuse toujours de parler des enjeux du personnel scolaire

Suite au solide mandat de grève donné par le personnel scolaire des collèges la semaine dernière, votre équipe de négociation syndicale est retournée à la table cette semaine pour négocier de bonne foi et faire avancer les négociations vers une entente équitable. Malheureusement, le Conseil des employeurs des collèges refuse encore d’amorcer des discussions sérieuses.

Nous espérions que notre excellente journée de lobbying à Queen’s Park (voir plus bas), qui a suivi le solide mandat de grève du personnel scolaire, encouragerait le Conseil à voir la négociation sous un jour différent. Mais non.

Votre équipe de négociation du personnel scolaire des collèges a donc demandé à l’agent de conciliation de délivrer un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation (rapport « no board »), une mesure qui nous rapproche d’une position légale de grève ou de lockout et qui contribuera à exercer une plus grande pression sur l’employeur.

Conformément à la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC), les deux parties peuvent demander un rapport « no board », lequel est généralement délivré dans un délai de quelques jours ouvrables. À partir de là, et 16 jours plus tard, les travailleurs peuvent tomber en grève et l’employeur peut décréter un lockout.

Selon la date à laquelle le rapport « no board » est émis, le personnel scolaire et les collèges seront en position légale de grève ou de lockout la semaine après l’Action de Grâces.

Nous ne disons pas par là que l’équipe du personnel scolaire a fixé une date limite de déclenchement d’une grève. En vertu de la LNCC, le syndicat doit donner un préavis de grève de cinq jours et l’employeur doit donner un préavis de lockout de cinq jours. Si les négociations devaient reprendre avant la date limite légale de déclenchement d’une grève ou d’un lockout, nous continuerions de négocier. Votre équipe s’engage à obtenir une entente, d'abord et avant tout.

Ainsi, et afin d’encourager le déclenchement de véritables négociations, l’équipe du personnel scolaire a opéré plusieurs mouvements stratégiques cette semaine dans les négociations. Malheureusement, le Conseil des employeurs des collèges rejette toujours les principes fondamentaux d’équité et d’impartialité, et refuse encore de parler des revendications clés du personnel scolaire. Il est évident que les propositions du Conseil consolideraient les inégalités dans notre convention collective et que ce dernier s’entête à renoncer à ses responsabilités à l’égard du principe « à travail égal salaire égal » énoncé dans le projet de loi 148.

En demandant un rapport « no board », nous espérons que tout cela change. Nous espérons aussi qu’en prenant une telle mesure notre employeur comprendra que nos membres savent que pour régler tout cela à la table, il est essentiel que le Conseil s’engage dans des négociations constructives.

Solidairement,

J.P. Hornick
Présidente, Équipe de négociation du personnel scolaire des collèges

Établissement de l’ordre du jour

Le personnel scolaire renseigne les députés et les médias lors de la journée de lobbying à Queen’s Park

Le personnel scolaire des collèges a fixé l’ordre du jour de cette ronde de négociations.

Trente-et-un membres du personnel scolaire venant des quatre coins de la province étaient à Queen’s Park mercredi dernier pour renseigner les députés provinciaux sur deux des enjeux essentiels déposés à la table par le syndicat, soit la qualité de l’éducation et l’équité pour le personnel scolaire.

« J’estime qu’il est incroyablement important de renseigner les législateurs et les journalistes sur les enjeux de nos négociations, et plus particulièrement en ce qui concerne la gouvernance collégiale et le traitement équitable du personnel scolaire à contrat », a déclaré J.P. Hornick, présidente de l’équipe de négociation du personnel scolaire. « Plus d’une vingtaine de députés ont assisté à notre déjeuner de lancement, notre conférence de presse a eu beaucoup de succès et nous avons rencontré les députés, individuellement, toute la journée. »

« Je n’ai pas l’impression que la journée puisse avoir été meilleure et je tiens à féliciter tous les membres présents et tout le personnel du SEFPO qui a contribué à cet événement. »

Parmi les députés présents, notons Deb Matthews, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, qui a également pris la parole. Madame Matthews, aussi vice-première ministre, est largement considérée comme la personne la plus influente au cabinet des ministres, après la première ministre.

Tandis que Deb Matthews ne s’est engagée à rien en ce qui concerne les enjeux du personnel scolaire, disant qu’elle laissait la négociation aux parties à la table, elle a écouté avec respect. En ce qui concerne la sécurité d’emploi et l’équité salariale pour le personnel scolaire à contrat, Madame Matthews a déclaré, « Nous savons bien en quoi consiste le problème et nous voulons faire partie de la solution ».

Plus tard au cours de la journée, en réponse à une question posée à l’Assemblée législative par la députée Peggy Sattler, Madame Matthews a souhaité la bienvenue à la délégation du SEFPO. « Il est impossible d’imaginer notre province sans les collèges, et je veux profiter de l’occasion pour remercier les personnes qui contribuent à faire de nos formidables collèges ce qu’ils sont aujourd’hui, et ces personnes, ce sont les membres du personnel scolaire. »

Les questions de Madame Sattler ont mis l’accent sur la sécurité d’emploi et l’équité de rémunération pour un travail égal.

« L’emploi précaire est un problème très réel dans nos collèges », a répondu Madame Matthews. « Nous le reconnaissons, et le ministre du Travail a introduit le projet de loi 148 pour commencer à aborder cette question. »

Le ministre du Travail, Kevin Flynn s'est dit optimiste à propos des négociations collectives, faisant remarquer qu’elles se terminent rarement par une grève. Monsieur Flynn a fait la louange de son propre projet de loi 148, ou Loi de 2017 pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois, soulignant que « le but... est d’apporter plus d’impartialité » dans les milieux de travail.

« Le projet de loi 148 est loin d'être parfait, mais il a radicalement transformé le contexte de nos négociations en ce qui concerne le personnel scolaire à contrat », a encore dit J.P. Hornick. « Il est encourageant de voir que les ministres les plus influents le comprennent, mais il est essentiel que tous les députés provinciaux se mettent à la page eux aussi. Ainsi, je tiens à rappeler aux membres du personnel scolaire combien il est important qu’ils appellent leurs députés provinciaux et leur disent de quoi nous avons besoin et ce qu’ils peuvent faire pour nous aider. »

« Avec la fonction « cliquez ici pour appeler » de notre site Web, à l'adressepersonnelscolairedescolleges.org, il n’a jamais été plus facile d’appeler son député provincial. »

Lors de la conférence de presse de mercredi matin, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a demandé au gouvernement d’intervenir avec plus de fonds pour aider les collèges à répondre à leurs obligations.

« À l’époque de [l’ancien premier ministre conservateur] Bill Davis, le gouvernement de l’Ontario fournissait 75 pour cent des fonds nécessaires à l’administration des collèges. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de la moitié », a-t-il dit. « Le déficit est couvert par les étudiants et leurs familles, et aussi par le personnel scolaire et autre (mais certainement pas par les présidents des collèges). »

« La main-d'œuvre à bon marché est au cœur de la stratégie de réduction des coûts des collèges depuis déjà des dizaines d’années. Nous sommes ici aujourd’hui pour dire que l’époque du travail précaire et sous-payé doit prendre fin, pas seulement dans nos collèges, mais aussi dans l’ensemble de la société. »

Une alliance entre le personnel et les étudiants de York apporte son soutien au personnel scolaire des collèges

Les organisations membres de l’alliance cross-campus composée de professeurs, membres du personnel de soutien et associations étudiantes de l’Université York ont publié une déclaration en solidarité avec le personnel scolaire des collèges syndiqué par le SEFPO.

« Nous demandons au Conseil des employeurs des collèges de négocier de bonne foi et de répondre aux demandes légitimes du personnel scolaire des collèges, et nous encourageons la communauté de l’Université York à signer la pétitionpour améliorer le milieu d’apprentissage et d’enseignement des collèges publics de l’Ontario », concluait la déclaration. (Traduction libre)  Cliquez ici pour lire la déclaration au complet.

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Votre équipe de négociation du personnel scolaire des collèges à Queen’s Park le mercredi 20 septembre, avec le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, et le premier vice-président/trésorier, Eduardo (Eddy) Almeida. De gauche à droite : Darryl Bedford, section locale 110 (Fanshawe); Nicole Zwiers, section locale 354 (Durham); Kevin MacKay, section locale 240 (Mohawk); Almeida; Thomas; Shawn Pentecost, section locale 415 (Algonquin); J.P. Hornick, section locale 556 (George Brown); Ravi Ramkissoonsingh, section locale 242 (Niagara); Mona Chevalier, section locale 470 (La Cité collégiale).