Published on Sep 15, 2017

Appelez votre député provincial Il est temps d’augmenter la pression

Le vote de grève d’hier a envoyé un message clair au Conseil des employeurs des collèges, comme quoi il est temps qu’ils tiennent compte des revendications du personnel scolaire.

À travers la province, 68 pour cent des membres du personnel scolaire des collèges qui ont voté ont décidé de donner à leur équipe de négociation le mandat de déclarer une grève, au besoin.

Faire la grève n’est pas le résultat souhaité bien sûr. Les membres du personnel scolaire préféreraient poursuivre leur travail de professeurs, conseillers et bibliothécaires avec les étudiants, plutôt que de faire le piquet. Mais le Conseil des employeurs des collèges a refusé de parler de qualité et d’équité.

Nos collèges se trouvent à un tournant critique. Nous travaillons de plus en plus avec les universités et offrons toujours plus de cours sanctionnés par un diplôme; pourtant, on continue d’ignorer le personnel scolaire dans les décisions qui ont affaire à l’éducation. L’employeur a refusé nos solutions raisonnables, la gouvernance collégiale par la création d’un sénat et la liberté académique pour le personnel scolaire, de façon que notre expertise ne soit pas seulement reconnue, mais qu’elle soit aussi intégrée dans notre travail de promotion du succès des étudiants.

En ce moment, 81 pour cent de l’enseignement dans les collèges est donné par des professeurs à contrat sous-payés et exploités. Les membres du personnel scolaire doivent présenter une nouvelle demande d’emploi tous les quatre mois et sont payés une fraction de ce que reçoivent les membres du personnel scolaire à temps plein; pourtant, les collèges refusent de se soucier de la sécurité d’emploi de milliers de membres du personnel scolaire à contrat, et de la stabilité pour des centaines de milliers d’étudiants des collèges.

Tandis qu’on continue d’exploiter le personnel scolaire à contrat, les postes permanents à temps plein vacants ne sont pas comblés. Quand on voit baisser le pourcentage de postes permanents à temps plein, on ne s’étonne plus que le pourcentage de membres du personnel scolaire à contrat augmente autant.

Dans un communiqué de presse publié jeudi, les collèges ont dit que nos propositions contractuelles représentaient un fardeau financier intolérable. « Le vote de grève ne donne pas plus d'argent aux collèges », a dit Sonia Del Missier, la présidente de l’équipe de négociation du Conseil. 

C’est vrai. Les votes de grève ne sont pas des activités de levée de fonds pour les employeurs. Les votes de grève servent à encourager les employeurs à négocier. Et le personnel scolaire estime que le résultat de notre vote de grève suffira à le faire.

Ceci dit, légiférer le principe « à travail égal salaire égal », comme le projet de loi 148 du gouvernement le fera, a un prix. Selon les collèges, les membres du personnel scolaire à charge partielle sont sous-payés au point qu’ils perdent déjà 123 millions de dollars par année. Et même si on décidait de réduire de moitié les salaires élevés des présidents, nous ne pourrions pas amasser tout cet argent.

Dans les années 1980, en adoptant la Loi sur l'équité salariale, le gouvernement avait réalisé que les nouvelles exigences juridiques lui coûteraient plus d’argent. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même situation. Et c'est pourquoi dans les collèges, « à travail égal salaire égal » doit s’accompagner de nouveaux fonds. Ces fonds ne peuvent pas sortir des poches du personnel scolaire. Pas plus qu’ils ne peuvent sortir des poches des étudiants. Ils doivent venir du gouvernement.

Le mercredi 20 septembre, le personnel scolaire sera à Queen’s Park pour parler de tout cela aux députés. Vous pouvez nous aider à mettre cette question à l’ordre du jour du gouvernement dès maintenant.

Tout ce que vous avez à faire, c’est cliquer sur « Cliquez ici pour appeler votre député provincial »

Le site Web du personnel scolaire des collèges, à l’adresse http://www.personnelscolairedescolleges.org/, a une nouvelle fonction qui vous permet d’entrer votre code postal et d’être instantanément mis en relation avec votre propre député provincial. Aujourd’hui et toute la semaine prochaine, votre équipe de négociation du SEFPO invite tous les membres du personnel scolaire à contacter leur député provincial pour leur transmettre quelques messages clés pour appuyer l'activité de lobbying qui aura lieu la semaine prochaine.

Vous ne savez pas trop quoi dire? Pas de problème! Vous trouverez sur le site Web plusieurs points de discussion qui expliquent plus ou moins de quoi retourne cette ronde de négociations et pourquoi les députés provinciaux devraient s’y intéresser.

Allez tout simplement à l’adresse http://www.personnelscolairedescolleges.org/. Cliquez sur « Passez à l'action », puis sur « Cliquez ici pour appeler votre député provincial ». Les points de discussion s’afficheront, la connexion sera établie avec votre téléphone et vous serez en ligne avec le bureau de votre député provincial.

L’attention du public se tourne désormais sur nos négociations. Ainsi, si nous voulons que cette ronde soit un succès, il est essentiel que nos députés sachent exactement pourquoi nous nous battons. 

Solidairement,

J.P. Hornick

Présidente de l’équipe de négociation du personnel scolaire des CAAT